Le rock'n'roll devient un phénomène national que personne ne peut ignorer.
La télévision, la radio, le cinéma, s'emparent tous du genre pour le diffuser en masse, sans trop savoir ce qu'il deviendra.
Certains artistes connaissent immédiatement une ascension fulgurante et construisent les fondations du rock, dans le style musical mais aussi dans le « paraître ». Les grandes figures de l'époque sont Elvis Presley, dit the pelvis (en anglais : « le bassin »), avec son célèbre rictus et son déhanchement provocateur qui choquera - volontairement - une grande partie de l'Amérique lors d'un show télévisé où il y interprète le célèbre Hound dog (un titre de blues de Big Mama Thornton), Bill Haley, Chuck Berry et son fameux Duck walk, repris plus tard par Angus Young d'AC/DC, Jerry Lee Lewis, dit le Killer et sa destruction de pianos, parfois par le feu[9], Eddie Cochran et son "Summertime blues", Little Richard et son "Womp-bomp-a-loom-op-a-womp-bam-boom!", Buddy Holly avec son look « premier de la classe », premier utilisateur de la guitare Fender stratocaster, Gene Vincent avec son cuir noir, etc.
Hollywood commence à s'intéresser au mouvement et quelques films feront date. Citons en 1955 Graine de violence (Blackboard Jungle) de Richard Brooks, qui lance la chanson « Rock around the clock » de Bill Haley, qui servira de base au film du même nom en 1956, année qui verra également sortir « The Girl can't help it » (La Blonde et moi), véritable anthologie du rock du moment ainsi que « Don't knock the rock », puis « The big beat » et « Jailhouse Rock » avec Elvis en 1957. Trois grands films, en dehors du mouvement rock'n'roll, feront date néanmoins et laisserons leur empreinte sur l'« attitude rock » : La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause) de Nicholas Ray avec James Dean et Natalie Wood en 1955, L'Équipée sauvage (The Wild One) de László Benedek avec Marlon Brando en décembre 1953 et Bagarre au King Créole (King Creole) de Michael Curtiz avec Elvis Presley en 1958